Vendredi 29 décembre 2006
Hello chers tous, je me suis absenté quelques jours pour surfer sur les pistes seul avec mes bouts de chous. Je vais donc reprendre un rythme normal à partir de lundi, ici comme ailleurs. Et en attendant, je vous fais partager cette tranche de vie vécue avant le départ, écrite par ma muse, pendant notre absence:
"Ce matin, mes 3 gosses sont partis au ski (si on prend en compte la préparation du voyage, j'en ai déjà trois) et j'ai gardé le 7/9ème ici au chaud pour qu'il continue à faire ses pirouettes afin, je l'espère, de se remettre dans le bon sens.
Hier soir a été une soirée calme mais étrange.
Comme toute mère organisée, j''ai fait 3 ou 4 lessives hier, veille du départ, et me suis retrouvée avec une pile de repassage défiant toute concurrence. J'ai sorti la planche à repasser et fer et je me suis mise au travail. Le mari bricolait, les enfants étaient à mes côtés (bande de sangsues) en train de mater un dessin animé pédagogique que le père noel a eu la bonté de leur apporter. Scène quotidienne touchante d'une belle famille une fin d'après midi d'hiver. J'aurai dès ce moment du me douter que quelque chose n'allait pas : si cela avait été réel, je n'aurai pas repassé les fenêtres ouvertes pour laisser le bon air et le soleil irradier la pièce.
Bref, le sourire aux lèvres, imagine moi donc en train d'entamer la 17ème manche de tee-shirt (pas une ne m'appartenant puisque je ne fais pas parti de l'urgence) quand - on ne peut imaginer plus soudaine action- ma planche à repasser se volatilise : fer à la main suspendu entre l'air doux et mes doutes, je reste béate. Mon regard figé ose enfin s'abaisser et je découvre ma planche au sol, écrasant les tee shirts déjà lissés avec patience. Je reprends mes esprit , pose le fer et remonte la planche. Qui reglisse. Entrainant cette fois ci un pan de ma chemise dans sa chute.
La scène de bonheur familiale est maintenant la suivante : je suis au dessus de ma planche me débattant pour me redresser, sans succès comme tu l'imagines; mon mari , grand sauveur devant l'Eternel, se précipite vers les lieux du fracas et me demande ..."ça va ma boule ?"
Comment ?????????
Je me sens aussi à l'aise qu'une baleine prenant son premier cous d'équitation et je me fais traiter de ... boule ?
Un regard meurtrier ne tuant personne, mon docile époux est parti chercher le fer à souder pour réparer la planche dans les plus brefs délais (ses affairres n'étaient pas toutes repassées...).
Sur ce, ma fille, qui avait tout râté de cette scène angélique, revient , sur le même air, et demande à son frère, mon fils adoré, cet ange, ce qui s'était passé.
A nouveau, visualise bien la scène : deux chérubins parlant de leur mère ...
" pourquoi il y a eu du bruit Ethan?"
"le pantalon de maman , il était trop lourd, il a cassé la planche."
Le traitre...
"ah bé oui, les pantalons de maman ils sont plus gros que ceux à papa maintenant".
Point final de leur discussion. Aucun étonnement de leur part.
Demain, je radie mes enfants de mon testament.
Je suis seule aujourd'hui et contente de l'être , personne ne me demandera ce que signifie le mot "flêtri" et ne me feras remarquer dans la foulée que je le suis puisque je n'ai plus la peau lisse et personne ne sera témoin de mes bêtises habituelles.
Mais , personne ne me fera de câlins non plus.... jusqu'à vendredi.
Bonne journée ! "
Vous dites sur