Connaissez vous la définition d'une esquisse ? C'est une première forme qui sert de guide, c'est un croquis avant de passe à l'exécution de l'ouvrage
définitif. Devraient elles être abandonnées pour passer à un niveau supérieur ? Diderot a prétendument dit que "[les] esquisses ont communément un feu que le tableau n'a pas. C'est le
moment de la chaleur de l'artiste [...] , c'est l'âme du peintre qui se répand librement sur la toile."
C'est le contraire de l'achèvement. Peut être continue -je ainsi pour ne pas devoir arrêter.
Je vais y retourner, prendre les jambes à mon cou m'envoler vers ces cieux magiques où la mer et les filles frétillent et s'épanouissent parmi
les singes et les iguanes, je vais enfourcher un dauphin qui d'une oeillade m'indiquera le coin dans lequel se cache la tortue de mer que je rêve de revoir. Puis je m'installerai au milieu de la
jungle profonde, écoutant l'amplification des sons émis par les singes hurleurs, je goûterai les alcools sexy et les paysages gouleyants, je subirai les supplices des paysages grandioses
supportant de ne pas tout voir car mes yeux auront déjà comblé ma mémoire, je supplanterai mes désirs de matérialiste par mon instinct qui me dictera la fuite devant la tarentule et l'attente
fixe devant le puma.
Costa Rica, mon regard énamouré devant tes splendeurs ne me quittera pas de sitôt..
Il est sympa ce
clebs et ensemble, Churchil, ma Muse, mes trois Bouts de Chou et moi même: Nous vous souhaitons une très bonne nouvelle année 2008.
Esquisa
Je sais, ce dessin est une redite de 2006 significatif d'un temps qui passe trop vite si celui ci existe. Mea culpa
... Tu peux "attraper" les choses du monde seulement avec les mains, ou avec les yeux ou avec les oreilles. Mais, lui, le sorcier, peut
aussi les "attraper" avec son nez ou sa langue ou sa volonté, particulièrement avec sa volonté.
Nul ne peut décrire comment cela se fait, pas exactement mais même toi tu ne peux décrire comment tu entends. Quand on entend le monde, on a
l'impression qu'il est réel mais quand on perçoit le monde avec sa volonté, on sait qu'il n'est pas aussi présent ni aussi réel qu'on le croit en général.
Regarde ce maître sorcier : c'est un aigle ou plutôt une âme qui peut se transformer en aigle ou en dragon ou en hibou. Il le fait parce que
la nuit il est plus utile en animal qu'en sorcier.
Regarde le traverser les dix couches de ce monde sans en briser une seule.
Écoute sa sensation d'exaltation, de désespoir et de terreur. Il te rappelle, toi l'homme moyen, ton passé, tes incapacités et tes espoirs,
tes limites aussi.
"Ne me regarde absolument pas, fouille avec ta volonté mes aspirations et connaît toi."
Il ne fait pas froid mais je tremble. Des spasmes nerveux parcourent mon échine. J'ai la tête lourde. Je suis effrayé mais je n'ai pas
peur. (je n'ai pas fumé non plus !). Je suis un aigle et j'attrape le monde avec ma volonté.
Maintenant parlons de ce dessin. J'ai suivi les conseils deCarboet derenaudben poussant l'idée de fond coloré de départ
decocole. Je suis déçu de ce second essai, j'ai mis trop de couleurs, me semble t'il, et j'ai eu
du mal à rester dans l'abstrait tout en faisant du figuratif en esquisse a partir des contours de couleurs d'ou le déformé du visage. Je vais sûrement en faire d'autres mais... comment... je ne
sais pas. J'ai apprécié tous les conseils constructifs concernant le dernier dessin, je vous en prie continuez.
Dans les proportions la tête est ici plus petite que le reste. Pourtant la popularité des femmes ne se juge guère à leur image de poupée de porcelaine ou de leur génie perclus de beauté
extérieure.
Organiquement humaines, les hommes ne les comprennent toujours pas et elles nous font toujours cet effet d'orgeat, à la fois doux et
amer, que nous n'oublions pas, ne comprenons pas mais aimons par dessus nos sens.
Isthme ou lice, on la sent cindée dans un espace qui n'est pas le nôtre, est-ce la voie, l'unité de notre vie, le but
?
Voici une "esquisse" faite il y a quelques semaines lors d'un voyage, d'après une photo, peu importe ce qu'il m'a
livré dans son regard, c'est intime, il me suffit de vous dire qu'il m'a fait
réagir.
Je l'ai travaillé plus que certaines autres parutions, d'où le mot "esquisse " entre guillemets.
Décidément, en ce moment , je ne travaille plus de la même façon et j'use couleurs, crayons et pots de peintures de mes enfants qui vont finir par faire la grêve de l'Art faute de manque de moyen
pour le matériel !
J'ajoute une petite touche artistique en vous faisant un copier-coller d'un artiste touareg, Hawad, trouvé sur la toile sur le site des éditions
amara. Sympa,non
?
Maintenant , j'ai un appel à témoins à faire : je veux dessiner un dragon, un beau, un gros, un fort, un doux et violent, un dragon d'enfance ...mais je ne le trouve pas ni sur un bouquin, ni dans la rue, ni
en vacances, ni sur internet ni dans ma petite
tête.
Vous n'auriez pas de beaux dragons dans vos placards ? Dites ?
Aujourd'hui, l'imagination chromogène de ma princesse a fait naître cette esquisse, telle une chrysalide, elle est née et s'est
transformé sous mes crayons.
Quel est votre avis ? Je ne pense pas que les couleurs corrodent le trait et j'espère, au
contraire, qu'elles dispersent l'attention que l'on porte généralement aux détails. J'entends : ce n'est pas une manoeuvre de diversion ! Il me semble que le mouvement crée par les couleurs
parvient à créer une sensation (agréable ou pas, c'est selon le goût de chacun) et à emmitoufler ma muse dénudée. Cela correspond également à sa personnalité ignée.
Je suis content de moi en fait ! Pas cool ça ?
...et Le texte tout rose, c'est pour faire plaisir à ma princesse et la remercier.
"Je t'attends
Où es tu?
Les jours passent
Tu restes introuvable
Je me languis de toi
Mon corps est orphelin
Je me pose des questions
Au sujet de toi et moi
de notre identité
Ca ne peut être que toi pour moi
Si tu pouvais me voir
Je suis allongée là
A me souvenir de toi
Et tu n'es pas là..." Esquisa esquisse
Devrais- je avoir honte de ne pouvoir traduire le titre d'un joli poème qu'en regardant sur la
toile virtuelle ... "sur la vaste mer" annoncent-ils. Je me garderai de troubler mon esprit inculte plus longtemps avec des sigles qui me sont inconnus. Je préfère me tourner vers les
plaisirs de notre langue, toujours bouillonnante et frissonnante, précise et suave. Je confie à vos yeux un maître de la littérature : Saint-John Perse. Laissez vos lèvres s'entrouvrir à la
lecture de ces quelques mots et laisser vous hanter par la musique ainsi dégagée...
"...étroits sont les vaisseaux, étroite notre couche...
Immense l'étendue des eaux; plus vaste notre empire
Aux chambres closes du désir
Entre l'été qui vient de mer. A la mer seule nous dirons
Quels étrangers nous fûmes aux fêtes de la ville, et quel astre montant des fêtes
sous-marines
S'en vint un soir , sur notre couche, flairer la couche du divin.
...
Cette aube appelée mer -élite d'ailes et levée d'armes, amour et mer de même lit, amour et mer
au même lit-."
Elle se plonge dans Train de Pete Dexter qui dans ce dernier roman, nous raconte le climat de tension en Californie lors des années
cinquante avec comme toile de fond, un club de golf, théâtre de toutes discriminations. La violence, la dureté, les conditions de travail pour toute une classe d’esclaves… Et notre monde paraît soudain plus beau et plus supportable…
Mais, cependant, il y a quelque chose de gênant, dans la description des personnages comme dans le récit lui-même, la description des faits.
Quelque chose de trop construit, trop appliqué, quelque chose de trop volontaire. Tous ses personnages sont complexes, systématiquement contradictoires et malheureux. Riches ou pauvres,
tout le monde est fou, violent.
Dexter écrit d'une façon sauvage, innée- dire qu'il n'avait jamais réellement lu un livre avant l'âge de 20 ans- qui accroche les yeux aux lignes
sérrées du bouquin, c'est au lecteur d'inventer l'histoire, lui ne donne que la trame...
Le livre était fini bien avant le départ de l'avion.
Vous dites sur